Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /Sep /2008 13:01
                 Un petit message pour vous, famille, ami(e)s, collègues qui n'avez pas su ce qu'il s'est passé, pour ne pas rester avec des "pourquoi?"

Voilà bientôt 2 mois que notre petit amour nous a quitté ( le 10 juillet 2008).
Après l'évitement in extremis d'une fausse couche dû à un décollement de l'oeuf à 2 mois de grossesse , des contractions précoces a quatre mois de grossesse, un cerclage à 4 mois 1/2, une rupture de cerclage à 5 mois, mais une petite fille qui s'accroche, on peut dire qu'elle et moi, on s'est battu pour se rencontrer. Nous avons passé 3 mois allité dont 2 à l'hôpital, et là, à 7 mois de grossesse, ma petite Maylis semble vouloir pointer le bout de son  nez à 7 mois de grossesse.  Je perds les eaux, le col est dillaté de 3-4 doigts, il va falloir accoucher. Seulement c'est la nuit, il n'y a que l'obstertricienne de garde, une de celle qui pensait que je ferais mieux de retourner chez moi car elle avait besoin d'une chambre seule pour une autre future maman alors que moi j'allais bien. 2 jours après j'accouchais ! Heureusement que j'avais insisté pour rester à l'hôpital !  Je ne mesure qu'un petit mêtre quarante huit, pour les mamans que je connais, il va de soit que j'accoucherais par césarienne, mais le Dr M veut me faire accoucher par voie basse, les fils restants de mon  cerclage sont retirés sans anesthésie par une interne pour qui s'est la première fois, la douleur est atroce, elle n'y arrive pas, la douleur est atroce mais l'obstétricienne laisse faire. Une fois enlevés et la péridurale faite, on tente l'accouchement voie basse, le coeur de ma petite puce semble se fatiguer, à 7 cm de dilatation le col ne progresse plus. Ils virent mon conjoint de la salle d'accouchement et m'emmenent dans la salle de césarienne, et là, bébé va mal mais ils insistent pour me faire accoucher par voie basse. J'entend l'obstétricienne dire que le bébé va mal, qu'il faut faire vite. La césarienne est enfin décidée.
La douleur est atroce, la péridurale est largement insuffisante, je leur dis mais rien n'y fait, ils n'ont plus le temps, j'hurle, je pleurs, je sens le bistouri me découper, je les sens découper chaque lamelle de mon ventre (peau, muscle, utérus), et là je les sens tracter le bébé de haut en bas, de droite à gauche, en transversale, le bébé est coincé, sa tête s'est engagée, il leur a fallu 20 minutes pour la sortir. Je n'ai même pas le temps de l'appercevoir qu'ils me l'enlèvent, je leur demande affolée si elle est vivante, personne ne me répond, pendant que l'on me recoud, je croise au dessus de ma tête les yeux de l'anesthésiste, rouges, pleins de larmes, je lui demande si elle va bien, il me dit ne t'inquiete pas mais je sais qu'il ment, je fais une crise d'hystérie, je les supplis de me dire la vérité, personne ne répond. Seul son papa aura pu me rassurer, un pédiatre de réa lui a dit qu'elle allait bien, il l'a vu, elle est magnifique, elle est intubée mais ça va. 2 jours après, l'annonce, le choc, l'échographie cérébrale et l'électroencéphalogramme ont montré des tâches dans le cerveau, des lacunes, des trous, à cause de la césarienne tardive, ma petite à manquée d'oxygène, son cerveau a souffert, le pronostic est sombre.
Quelques jours après le diagnostic est confirmé, leucomalacies péri-ventriculaires bilatérales étendues soit un stade 4, le stade le plus grave, le stade végétatif. Mon petit amour respire à présent toute seule, elle nous sourit, elle se bat chaque jours pour vivre avec nous, mais parfois sa petite jambe devient toute bleue, mon coeur de maman voudrait la garder avec moi, mais ma tête d'infirmière sait qu'elle souffrira alors son papa et moi décidons de mettre fin à son combat et ses souffrances à venir, dix jours après sa naissance.
Elle s'envolera en réa avec assistance respiratoire, dans les bras aimant de son papa et tenant tendrement la main de sa maman.

Un petit message, pour elle, pour notre petit amour qui repose au plus haut des cieux.

 Mon petit amour, ma petite Maylis, sâches que ton papa et moi t'aimons du plus profond de notre âme, sâches que nous sommes très fier de toi, de ton courage, de ta force, de ton combat pour la vie. Je sais que malgré la fin tragique, ma grossesse n'a pas été vaine puisque j'ai eu le bonheur de te rencontrer. Prends soin de toi ma belle, j'aimerais te dire de ne pas pleurer mais moi, je pleure chaque jours que Dieu fait d'être aussi loin de toi.
Sâches mon amour que si nous avions pu, nous t'aurions gardé, sois en sûre, pour un stade 1 ou 2 voir 3, nous t'aurions gardé, le handicap ne nous faisait plus peur, tu étais et es notre enfant, nous nous serions battu tous les 3, mais nous n'avions pas le droit de t'infliger une vie végétative étrangère à tous sentiments humains. D'où que tu sois, j'éspère que tu nous vois, que tu sais qu'on pense à toi, qu'on t'aimera pour toujours et que jamais on ne t'oubliera.
j'éspère que toi non plus tu ne nous oublis pas, et que tu te rappelles les chatouilles que je te faisais au travers de mon ventre et les berceuses que te chantait ton papa en réa.
 
                 JE T'AIME. 
             Maman et papa
             Maïté et sylvain
                                      
                                    
Par Maïté
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  • maïté
  • Le blog de Maïté
  • 22/12/1983
  • Femme
  • infirmière et mamange

Ange

Poème

Va mon petit ange, déplie tes douces ailes,
puisque la vie ici te quitte
envole-toi vers ce grand ciel,
et tant pis si mes yeux me piquent.
 
Tu as bien assez souffert ici-bas,
envole-toi vers l'au-delà,
même si cette douloureuse absence
restera pour moi ici, souffrance.
 
Tu seras toujours au fond de moi,
dans le creux de mon coeur tu dormiras,
et dans mes heures de grand combat,
ta douce présence me réchauffera.
 
Va mon petit ange, va,
ne te retiens pas pour moi,
je resterai debout, ne t'inquiète pas,
je garderai pour que rien ne change,
le bonheur en moi d'avoir ici-bas,
rencontré un ANGE....
 
Et dans mon coeur à jamais et pour toujours
je saurai ce que signifie le mot  
AMOUR ......

 
  Thérèse Chenevière 06 juin 2002

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Image petits anges

Poème

Un ange de plus  
 
Il y a quelques jours, un nouvel ange est arrivé au paradis.  
A son arrivée, on lui remet une chandelle.  
La coutume exige que chaque soir les petits anges entrent dans le ciel avec leur chandelle allumée.  
 
Mais, soir après soir, les petits anges entrent, sauf lui, car sa chandelle, juste au moment où il va franchir la porte, s’éteint.
Il doit donc rester en dehors des portes du ciel. Assit sur un petit banc.  
Quand un soir, un des petits anges de la procession s’arrête et lui demande :  
 
Pourquoi ne viens-tu pas nous rejoindre ?  
 
Je ne peux pas, dit-il  
 
Mais pourquoi tous les soirs ta chandelle s’éteint avant que tu entres ?  
 
Je n’y peux rien, ce sont les larmes de ma mère qui l’éteingnent
 

 

Livres à recommander

Meilleurs livres (Selon moi) sur le deuil périnatal / le handicap et la mort, (à recommander vivement)

- Les rêves envolés (traverser le deuil d'un tout petit bébé)
   de : Suzy Fréchette-Piperni
   ed : de Mortagne
   (Livre d'accompagnement aussi bien pour les personnes concernées, que les proches)

- Où on va papa ?
  de : Jean Louis Fournier
  ed : Stock
  (Récit d'un papa sur le handicap de ses 2 enfants depuis la naissance et le décès de l'un d'entre eux. Un livre très touchant)

Autres :
- La chambre vide de C. Paquin
- Puisque rien ne dure de L.Tardieu
- Un enfant pour l'éternité de I. de Mezerac
- Marie kerguelen de G.Brunetaud
- Un ange est passé de C. Sagnier
- Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi de M.Malzieu
- La mort intime de M. de Hennezel
- L'annonce du handicap autour de la naissance de P. Ben Soussan
- Je t'ai donné la vie de L.Voss
Liste non exhaustive

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